Partager l'article ! WE à Nas(h)ik: Première sortie de la ville ! Première fois que nous prenons le train autre que le train de banlieue ! ...
Première sortie de la ville !
Première fois que nous prenons le train autre que le train de banlieue !
Première fois que l’on utilise nos sacs à viande et nos sacs-à-dos!
Première fois que les taxis et rickshaws n’ont pas de « meter-card » !
Première fois que nous dormons à l’hôtel !
Nous nous levons très tôt samedi matin pour prendre le train : celui-ci étant à 5h30, nous devions y être 45 minutes à l’avance car en Inde, un train peut partir en retard, comme en avance !! (Expérience vécue par des amis !)
Nous montons dans notre wagon : le seul pas éclairé du train. On s’imagine alors pleins de choses, mais finalement les lumières s’allument ! Nous étions les seuls dans le wagon 15 minutes avant le départ du train : on pensait pouvoir dormir allongés sur une banquette... Finalement nous nous sommes vite rendu compte qu’il serait impossible de faire cela, puisque le train était complètement plein trois arrêts après.
Pour information, nous sommes trois par banquette bleue!
Ci dessous, l'un des nombreux vendeurs qui circulent dans tout le train en enjambant sacs, femmes et enfants assis par terre.
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Heureusement que Valentine avait parlé à ses voisins (pendant que tous les autres nous dormions..), car ce sont eux qui nous on prévenu que l’arrêt suivant était celui de nasik : pas d’annonces au micro, pas d’affiches en anglais dans la gare et 30 minutes d’avance !
Nous arrivons à la gare de Nasik après quatre heures de train et décidons de prendre un taxi pour rejoindre l’hôtel : Pas de meter-card = négociations obligatoires !
Comme nous avions prévu de bouger en dehors de la ville, nous réservons une voiture pour les deux jours.
Nasik est une ville de 1,2 millions d’habitants, bâtie de part et d’autre de la Godavari, une des rivières les plus sacrées d’Inde. Elle accueille tous les 3 ans le plus grand rassemblement religieux du monde.
Grâce aux conditions climatiques et à la fertilité des sols des collines de Nasik, la ville est devenue, au cours des dix dernières années, le grand cru de l’industrie vinicole indienne. C’est pourquoi nous décidons de visiter l’exploitation de Sula Vineyards qui se trouve à 15 Km de Nasik. C’était très agréable de voir autant de verdure, de respirer l’air frais (du moins, plus frais qu’à Mumbai) et de déguster des vins indiens ! (Très différents des vins français, vous vous en doutez bien !)
Nous avons fait la visite du domaine, qui se résumait à l’explication des machines et quelques mots sur le domaine en général, un peu décevante d’ailleurs.

Ensuite, nous visitons le temple Kala Kama, sanctuaire le plus sacré de la ville. Puis ceux de Someshwan.
Il y avait, comme partout en Inde, un gardien avec un sifflet assis sur un tabouret. D’ailleurs ce dernier a sifflé un de nos amis, car il étendait ses jambes dans le temple et était assis dos aux dieux.
Pour finir la journée, nous allons visiter Ramkund, lieu où des centaines de pèlerins hindous viennent se baigner et prier dans le bassin d’ablution. Femmes et Hommes viennent se laver dans ces eaux sacrées, sans se cacher ni avoir honte. Les plus petits, eux, jouent dans l’eau.
Nous continuons la visite de ce quartier en parcourant les allées du marché.
Le soir, nous allons dans un petit restaurant « Bobby’s Bar » dans lequel il y avait un grand écran, car les garçons ne voulaient pas louper la demi-final de la coupe du monde !
Dimanche nous décidons de visiter le temple de Trimbakeshwar , à 33 km de Nasik. Il contient l’un des 12 plus importants sanctuaires dédiés à Shiva : mais impossible pour nous de visiter ce sanctuaire, car seuls les hindous peuvent y entrer.
Pour finir notre week-end en beauté, nous décidons d’aller à 8km de Nasik, visiter les 24 grottes boutiques de Pandav Leni. Il y a environ 20 minutes de marches pour y accéder : elles se situent en haut d’une colline.
L’entrée est de Rs.5 pour les indiens et de Rs.100 pour les étrangers. Je trouve que la différence est énorme, alors je tente le tout pour le tout : je présente au guichet mon carnet du FRRO (Foreign Registration Office) qui atteste que j’étudie à Mumbai mais il ne dit en aucun cas que j’ai la nationalité indienne ! Le garde appel quelqu’un, réfléchit un peu, et finalement accepte que je paye Rs.5 ! J’étais assez fière de moi !
Au final, nous étions plutôt déçues par les grottes, car on avait l’impression qu’elles avaient été creusées pour les touristes : rien de bien passionnant à voir. La seule chose sympa était la super vue qu’on avait sur la ville de Nasik !
Nous avons trouvé globalement que la ville était très étendue et peu développé en comparaison avec Mumbai. Nous avons vu beaucoup de constructions inachevées et il n’y avait pas vraiment de « centre ville ».